[Voyage d’études à Berlin, mars 2017]

« La visite de la ville a été, d’une certaine manière, celle d’un pan entier de l’histoire européenne contemporaine: ainsi du Mémorial Hohenschönhausen, cette ancienne usine de fabrication de matériel de boucherie, devenue tour à tour cuisine de l’aide Sociale national-socialiste, puis prison de la Stasi, incarnant à elle seule la brutalité de tout un système totalitaire. Ainsi de la remontée de la Ebertstraßee marquée de puissants points de cristallisation inscrits dans la traversée de la fin du XIXème siècle à celle du XXème, du Reichstag, par le Mémorial de la Shoah, jusqu’au tracé érectile du Mur sur la Potsdamer Platz, là où d’autres murs, plus hauts et de verre cette fois, nous font apparaître l’étape en cours de notre histoire et la replacer dans la perspective du temps qui la contient.

Et puis évidemment l’expression artistique: le choc physique et visuel du “Körper” de Sacha Waltz au Berliner Festspiele, la violence cathartique du “Dead Dog at Dry Cleaners” de Angelica Liddell à la Schaubühne, et cette forme de parole qui se réinvente, ce théâtre brûlant parvenant à faire sa place dans le cadenassage institutionnel bien amené à se desserrer, ce Théâtre libre que nous découvrons par le Ballhaus Ost.

Mais parce que c’est sans doute aussi ce qui fait de Berlin ce qu’elle est, ce voyage fût l’occasion de quelques beaux moments dans les parcs de la ville et d’autres, plus confidentiels, dans ses nuits. »

-Nicolas Foray, élève du groupe A –

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