Arthur Mosca, comédien et boxeur…

Arthur Mosca découvre la boxe à l’âge de 13 ans, il dispute championnat et tournoi de France.
À 23 ans, alors qu’il intègre une formation d’éducateur il découvre cette fois-ci le théâtre. Il monte sur le plateau et c’est pour lui une évidence : ces deux espaces que sont le ring et la scène procure les mêmes sensations…

C’est à 27 ans, alors qu’il intègre la formation de l’acteur à l’école Auvray-Nauroy, qu’il commence à prodiguer des cours de boxe à ses camarades, il découvre également toute une littérature qui met en lumière les liens entre boxeur et acteur.

De Brecht à Copeaux, Stanislavsky ou Grotowski tous ont « pensé » la boxe comme un outil approprié.

À 30 ans il intègre l’équipe pédagogique de l’école Auvray-Nauroy et offre un espace de travail mettant en relation l’acteur et les spécificités du boxeur.

Arthur Mosca est aujourd’hui psychoboxeur, intervient auprès d’équipe éducative, de différentes troupes de théâtres, de jeunes déscolarisés, d’éducateurs en formation, ou en thérapies individualisées.

Son atelier boxe au sein de l’école…

La poésie est-elle un muscle ? 

Pour avoir la légitimité de monter sur un ring et d’ « agir » sous le regard du spectateur, le boxeur s’accoutume à un univers totalement atypique : celui de l’imprévisibilité, du danger, de l’excès d’adrénaline, de la douleur. 

Dans cet espace les références temporelles sont parasitées , il y a perte de la maîtrise des sens et de nos capacités physiques, remaniement du rapport à soi et à l’autre, bouleversement des règles morales … Bref, une perte de liberté.

Pour palier à ce manque de contrôle, le boxeur se confronte et se familiarise avec un état d’alerte maitrisée, provoque la résurgence d’une panique qu’il choisit de combattre, d’amadouer, à la recherche d’une nouvelle autonomie.
Il tente, avec ces outils, d’apprivoiser sa propre animalité. Il passe par l’altération de soi pour redevenir lui-même, mais ailleurs, sur le ring (sa scène).  

La boxe peut servir d’outil de ré-appropriation des potentialités de notre corps, de nos émotions, de nos sensations, de l’improvisation, de nos représentations et de notre authenticité. Tout cela sans tricher, car « on peut jouer au tennis, au foot ou sur scène, mais on ne joue pas à la boxe ». 

Devenir un objet artistique par la voie athlétique; une discipline dirigée pour le théâtre, ayant pour but d’aller voler au boxeur ce qui fait sa singularité sportive.

« Le théâtre ne peut pas être une recherche d’ordre intellectuel, mais plutôt une révélation d’ordre émotionnel »

Louis Jouvet

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