Dans le cadre de l’année d’envol de l’Ecole Auvray-Nauroy, QUATRE FORMES COURTES seront présentées au Théâtre de l’Etoile du Nord, le samedi 27 mai à partir de 19h.

Entrée et sortie possibles entre chaque forme courte. Réservation auprès de Marion Tecquert au 0624712563 / marion.tecquert@hotmail.fr (en précisant pour quelle(s) forme(s) vous souhaitez réserver).

———-

19h00 – KRILL
Texte, jeu et mise en scène : Tristan Diquero.

« Biologiquement, on est dans la merde… »

———-

19h40 – T’ES BEAU QUAND T’ES EN COLÈRE
Texte et mise en voix : Flore Tricon,

Mise en musique : Nicola Theuil,
Montage vidéo : Arthur Mosca et Nicolas L.,
Avec des extraits de « Rester vertical » d’Alain Guiraudie et d' »American Beauty » de Sam Mendes.

T’es beau quand t’es en colère c’est une injonction, une marche contre l’état du monde.
Des colères il y en a plein. Qu’est-ce qui fait que la mienne n’écrase pas l’autre ? Que l’autre peut marcher à mes côtés les bras levés vers d’autres ciels ?
Tu n’es pas lisse, tu mens, tu transpires, tu traces ta route, et il n’y a pas une façon de faire. Tu es celui qui trompe, marchande, et tue, celui qui se soulève, sauve, écoute. Tu es le mec sous son faux abri de tente et le mec avec sa kalachnikov.
Nous sommes toutes ces contradictions.
« Propulse, propulse, propulse. T’es en mouvement, c’est le mouvement à perpétuer. »

———-

20h20 – DU BOUCAN POUR UN SILENCE
Mise en scène : Marine Bellando,

Avec Thomas Nordlund,
Avec des extraits de « Les rêves monnayés » dans « Grande nature » de Pierre Reverdy et « Sing Day of Song », improvisation de Bobby McFerrin.

« (…) Ils mourront en atteignant le bord, rétrospectivement, quand la fragilité de leur support leur sera révélée. Ils ne reposent sur rien, suspendus à leurs mots, à leurs gestes. »

– Claude Régy, « Espaces Perdus ».

———-

21h00 – SI TU AVAIS EU LES YEUX BLEUS, J’AURAIS PU D’AMOUR POUR TOI MOURIR.
Conception, mise en scène et jeu : Marion Tecquert,

Avec la collaboration d’Edouard Liotard Khouri-Haddad,
D’après des oeuvres de Roland Barthes, Wiam Simav Bedirxan / Ossama Mohammed, Jacques Demy et Jean Eustache.

« Discréditée par l’opinion moderne, la sentimentalité de l’amour doit être assumée par le sujet amoureux comme une transgression forte, qui le laisse « seul et exposé » ; par un renversement de valeurs, c’est donc cette sentimentalité qui fait aujourd’hui l’obscène de l’amour. »
/
… « alors qu’il y a encore tant d’hommes dans le monde qui meurent de faim, que tant de peuples luttent durement pour leur libération, etc. »

– Roland Barthes, « Fragments d’un discours amoureux », article « Obscène ».

Les commentaires ne sont pas activés pour cet article